LES TRADITIONS AFRICAINES

TELLE HISTOIRE, TELLE TRADITION!


Nous invitons tout le monde à nous raconter leurs souvenirs ou observations afin qu'on puisse bien reconstruire dans un ensembre les les traditions africaines. Merci d'avance.

TRADITION FUNÉRAIRE CENTREAFRICAINE
Par Florence sur le site des 3A : http://www.les3a.info/

Les coutumes africaines étant vastes et diversifiées, et ne connaissant pas tout de l’Afrique, je ne parlerai ici que de l’Afrique centrale qui pour moi garde à peu près les mêmes cultures et traditions.

A savoir les familles ne se mélangent pas lors d’un deuil, et généralement nos morts sont enterrés dans nos villages. Les funérailles sont faites en deux étapes, petites qui surviennent 4 jours après la mise en terre pour une femme, 5 jours pour un homme, puis 1 an après pour les grandes funérailles. C’est à ce moment que la pierre tombale est posée et que l’on fait définitivement ses adieux au défunt. Une lampe restera jour et nuit allumée sur la tombe jusqu’aux petites funérailles. Avant la mise en terre du défunt, il y a les palabres. Chaque représentant de famille a droit à la parole devant la cour, avec un bâton. Le chef de famille du défunt doit narrer sa vie, donner les consignes qu’il a laissées avant sa mort, les causes de son décès et combien de temps aura duré sa souffrance. Il faut préciser ici que même les africains sont devenus monothéistes, la croyance au super naturel reste encore très ancrée dans notre culture, donc sur ce fait, une mort chez nous n’est jamais naturelle. Pour 50 % des cas, elle est toujours due à telle chose ou à cause d’une tierce personne. Malgré la médecine nouvelle, le tradipraticien n’est jamais très loin. La cérémonie des funérailles débute à 4 h du matin, par le réveil de la (ou les) veuve(s) qui sera amenée à la rivière pour le rituel de lavement, par ses belles-sœurs –elles-mêmes veuves-. C’est à ce moment qu’elle quittera ses vêtements de tous les jours pour un habit blanc qu’elle portera pendant sa période de veuvage… Mais, pourquoi à l’inverse, les hommes ne portent-ils pas le veuvage ? C’est une forme d’injustice. Pour les rites coutumiers, on utilise de l’eau fraichement puisée. On ne mélange pas les hommes et les femmes. Les hommes sont dans la cour avec un grand feu qui brulera pendant tout le deuil et les femmes au salon ou dans la cuisine, la veuve restant cloîtrée dans le silence, tout de blanc vêtue. Au retour de la rivière, la veuve est assise à l’arrière-cour pour des rites. Il lui sera demandé de procurer, lors de ce rituel, un grand récipient, une machette, une houe, des graines, des racines et du bois. Ce bois est brûlé devant elle et seulement ses sœurs pourront cuisiner son repas. La grand-tante du défunt (ou de la défunte) utilisera l’eau fraîche pour les mélanges de plantes, tout ceci toujours près de la tombe et chaque membre de la famille, à tour de rôle, à commencer par les enfants, doit procéder au lavement. On doit se déshabiller, la grande tante vous fait boire ce mélange d’eau et de plantes et vous lave avec. Tout d’abord le visage (« que ton visage brille et que la tristesse s’efface »), les pieds (« que ton pas soit léger ») et le reste du corps pour que « tout ce que tu entreprendras dans ta vie future réussisse ». A 14 heures, les premières bouchées du repas se prennent à côté de la tombe et elles ne sont jamais avalées. Puis, le reste est versé sur le tombeau. J’ai omis de préciser que tout le monde se rase la tête et que chez nous, le lieu d’un deuil est aussi symbole de festivités. Beaucoup viennent pour se gaver et un deuil réussi reste celui où il y a à manger et à boire à gogo. Un an plus tard, la veuve est reconduite à la rivière pour enlever son habit blanc. Pour elle, une nouvelle vie recommence. C’est une façon pour les familles de faire définitivement leur deuil. Pour une mort accidentelle, nous devons accomplir des rituels qui, cette fois, se déroulent dans la forêt. Ils seront effectués par une personne initiée, une sorte de chaman chez nous. La cérémonie se termine par un repas dans lequel seront mélangées des plantes médicinales traditionnelles. D’après nos coutumes ancestrales, cela permet d’éloigner la mort de nos proches, de purifier l’esprit du défunt et de nous purifier aussi par la même occasion. Voilà, j’espère avoir apporté quelques réponses aux questions que nous nous posons.


MOPJAD en Famille Panafricaine :

|Parlement Panafricain| |Coscience Africaine| |UMOJA| |Voix de la Résistance Africaine| |Afrodescendants d'Amérique Latine et des Caraibes| |Forum de la Ligue Panafricaine – Umoja| |Le Blog de Pierre EBOUNDIT| |Obambé Gakosso| |Obambe GAKOSSO (2)| |ThomasSankara.net|
Copyright 2012 | MOPJAD | Le Mouvement Panafricain des Jeunes d'Afrique et de la Diaspora |

Powered by: | INTEXT-POLAND | csanny@wp.pl | All rights reserved