LES COUTUMES AFRICAINES

TELLE TRADITION, TELLE COUTUME!


Nous invitons tout le monde à nous raconter leurs souvenirs ou observations afin qu'on puisse bien reconstruire dans un ensembre les coutumes africaines. La majorité des superstitions sont en principe des coutumes. Merci d'avance.

COUTUME FAMILIALE CENTREAFRICAINE
Par Florence sur le site des 3A : http://www.les3a.info/

Les coutumes africaines étant vastes et diversifiées, et ne connaissant pas tout de l’Afrique, je ne parlerai ici que de l’Afrique centrale qui pour moi garde à peu près les mêmes cultures et traditions.

Je me rends compte qu’africaine que je suis, je dois sans cesse apprendre pour connaitre mes racines, d’où je viens, qui je suis. Je pourrais me contenter, comme beaucoup d’entre nous qui sont venus ici trop jeunes, ou qui sont nés ici, de dire « c’est normal de ne pas connaitre, mais, n’oublions pas qui nous sommes, d’où nous venons, souvenons-nous de la terre de nos parents. »
Le pilier de la culture africaine reste bien évidemment la famille. Très unis en Afrique, nous ignorons le mot « SDF » ; on ne dormira jamais dans la rue, même en étant sans emploi, on aura toujours à manger, même si ce n’est pas à sa faim, on aura toujours à boire, même de l’alcool ! Il y aura toujours une personne qui vous tendra la main. Dans la culture africaine, la fille reste avec la mère qui lui apprendra comment tenir une maison, les secrets de la cuisine et de la beauté et, bien sûr, comment garder son mari. Elle vous dira aussi de toujours « supporter » même si cela est difficile, dans la vie on n’obtient rien sans rien. La femme reste la maîtresse de maison, c’est elle qui prend les décisions, gère le budget du foyer. Autrefois, la femme ne travaillait pas. De ce fait, l’homme subvenait aux besoins de sa famille, mais aujourd’hui, la femme travaille et s’émancipe. Le mari subvient toujours aux besoins du foyer. La femme n’apporte quasiment rien de son salaire ; celle-ci accomplit à son tour son devoir de fille envers ses parents en leur apportant une aide financière ; c’est la logique qui veut qu’une fois grande, mariée, l’on soutienne ses parents. Il serait anormal pour une africaine de délaisser sa famille, chose qui serait encore plus anormale pour nous les africains de l’Occident.

MARIAGE COUTUMIER CENTREAFRICAIN
Par Florence sur le site des 3A : http://www.les3a.info/

Mon souvenir sur la dot, le mariage coutumier remonte à mon enfance. Ce fut celui de mon oncle et d’une copine ivoirienne de ma cousine, il y a 7 ans.
La famille de la mariée souhaite généralement avoir des tissus, pagnes, du poisson, de l’alcool, une somme d’argent définie a l’avance, du sel et une bête à égorger. Le futur gendre doit se présenter officiellement à sa belle famille, accompagné de la sienne, jamais les mains vides et toujours entre hommes à l’exception de la prétendante qui est conviée pour valider son choix sur l’homme, et si elle est sure de sa décision. Les parents décident de la date du mariage si les deux parties sont d’accord sur le montant de la dot. Lors du mariage, les belles-sœurs sont chargées d’aller chercher la future femme dans sa famille. Tout un cortège s’élance sur la route, accompagné des youyous et des chants, pour signifier l’heureux évènement aux passants et aux voisins. Chaque village ayant un chef de tribu, celui-ci se chargera de la cérémonie. Vient ensuite le tour du chef de famille de prendre la parole pour accueillir son gendre, en lui précisant bien qu’il vient de lui confier sa fille avec ses deux bras, jambes et tout le reste, et si jamais celui-ci souhaitait se séparer d’elle, il voudrait la récupérer telle qu’il leur aura confiée, pas un seul membre manquant. Pour moi, le mystère qui reste encore entier concerne la question du sel. Pourquoi les mamans se retirent-elles dans une pièce avec leur fille et le sel ? Que font-elles de ce sel ? Où le mettent-elles ? Trop de questions et pas de réponses, peut-être le saurais-je un jour, si jamais je venais à faire la même chose. A rappeler, que le mariage coutumier et religieux reste plus important dans la culture africaine que le mariage civil. Si le beau-père n’accepte pas son gendre ou à l’inverse qu’il n’y ait jamais eu de présentation officielle, ni de dot et que la fille soit partie sans le consentement de ses parents, comme ce fut le cas pour ma mère, le beau-père ne mettra jamais les pieds dans la cour de son gendre. Dans mon cas, je ne suis pas sensée porter le nom de mon père. Il n’y a jamais eu de dot et si ma mère venait à disparaître, elle serait enterrée dans sa famille et non celle de son mari ; elle n’est pas non plus obligée de porter l’habit de deuil. Par contre, une femme qui aura reçu la dot, même si officiellement elle était divorcée, si elle décède, elle sera inhumée dans sa belle famille. Je me souviens que lorsque j’étais petite, à chaque fois que mon grand-père souhaitait voir ma mère, il criait toujours le nom de ma mère, à l’entrée de la maison de son gendre, tout ceci pour éviter d’y pénétrer. Il n’y a pas très longtemps que mon acte de naissance a été enfin changé pour que le nom de mon père soit en premier ! Le jour où il accepta de reconnaitre mon père comme son gendre, ils effectuèrent des rites au lever du jour. Mon grand-père paternel n’étant plus de ce monde, il fut représenté par son grand frère. On égorgea un mouton, son sang fut mélangé au vin de palme. Mon père, ma mère, les poings liés, burent dans un premier temps, puis vint mon tour, celui de mon oncle et de mon grand-père maternel. Attention, cela ne représente pas la dot, mais juste que mon père serait désormais le bienvenu dans la demeure.

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Le Président du MOPJAD
MAHFOUZ BADIROU


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